A Noirmoutier, parti après la plainte d'un riverain excédé par son chant, le coq pourrait revenir à l'école


Tifenn Lorcy - Le Courrier Vendéen
Coquelicot, le coq de l’école Edouard Richer pourrait faire son retour à la prochaine rentrée

Coquelicot, le coq de l’école Edouard Richer pourrait faire son retour à la prochaine rentrée (©Courrier vendéen)

Chaque année en maternelle un projet pédagogique permet d’accueillir des animaux au sein de l’école Edouard Richer de Noirmoutier. Cette année, Sophie Frioux, institutrice dans cette classe, avait choisi de compléter l’accueil de deux poules, Blanche et Grise, par celle d’un coq prénommé Coquelicot.

Amené par l’enseignante fin avril au sein de l’école, le coq devait pouvoir permettre aux petites et moyennes sections en plus de travailler sur le comptage des œufs et le recyclage des restes, de pouvoir assister à la naissance de poussins.

Mais un voisin en résidence secondaire se plaint de l’animal. Il ne supporte pas les cocoricos du coq le matin et adresse une lettre de 4 pages à  l’école et aux services de la mairie citant la jurisprudence. Il se plaint de tapage nocturne et regrette « l’absence de concertation ».

« Ce n’est pas un élevage, c’est un projet pédagogique »

Les services de la mairies réceptionnent le courrier. Un coq au milieu de deux poules, c’est un élevage, dit la loi. Le coq retourne alors chez lui, loin de la ville où les élevages sont interdits.

Virginie Tiphagne, maman d’enfants scolarisés à l’école Édouard Richer, décide alors de mettre en place une pétition en ligne. Cette maman défend ce projet pédagogique.

« Hélas le coq est rentré chez lui, il est dommage d’avoir été obligé d’arrêter ce projet. Encore une fois, il faut se plier aux exigences d’une personne, les Noirmoutrins ne doivent pas se plier au bon vouloir de certains estivants, » souligne Sophie Frioux, enseignante.

Sophie Frioux enseignante, porteuse du projet pédagogique autour des gallinacées, et Virginie Tiphagne initiatrice de la pétition.

Sophie Frioux enseignante, porteuse du projet pédagogique autour des gallinacées, et Virginie Tiphagne initiatrice de la pétition. (©Courrier vendéen.)

« Le maire s’est positionné en notre faveur, il n’avait pas eu connaissance du contenu du contenu du courrier, ce sont ses services qui l’avait réceptionné. En prenant connaissance de la pétition Noël Faucher le maire nous a donné raison. Ce n’est pas un élevage, c’est un projet pédagogique pour lequel ce coq ne devait rester que quelques temps ».

Bientôt un poussin ?

L’enseignante explique : « Hélas pour cette année c’est trop tard. Mais ce projet pourrait être reconduit à la prochaine rentrée scolaire, par rapport à la richesse de son contenu. Une surprise attend peut-être les enfants et les personnels, un œuf pourrait bien être fécondé et donner naissance à un poussin. »

À ce jour la pétition dépasse les mille signataires. « Les parents d’élèves soutiennent majoritairement ce projet pédagogique, que le coq revienne ou pas peu importe, il était important de réagir pour empêcher la dérive, » souligne l’enseignante.

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