Nîmes. Phytocontrol et Advicenne, le pari réussi de l’innovation pour la santé


Gil Martin - Métropolitain
Le laboratoire, installé sur le parc Georges Beysse, leader national de la sécurité sanitaire des eaux et des aliments

Le laboratoire, installé sur le parc Georges Beysse, leader national de la sécurité sanitaire des eaux et des aliments (©Phytocontrol)

Phytocontrol innove pour l’analyse des fongicides

Créé en 2006 à Nîmes, le groupe de laboratoires Phytocontrol (300 salariés, 20 M€ de CA en 2018) est devenu spécialiste et leader national de la sécurité sanitaire des eaux et des aliments.

Il lance une solution inédite d’analyse des dithiocarbamates, des fongicides autorisés en France et en Europe et présents dans de nombreux produits contenant des composés soufrés : choux, radis, navets, poireaux, aulx, oignons ou encore échalotes.

Phytocontrol, grâce à une politique de R&D soutenue qui mobilise chaque année 20 % de son chiffre d’affaires, parvient à se diversifier en s’appuyant notamment sur un fabuleux outil : un laboratoire central de 4000 M² doté d’un plateau technique de pointe ISO 14001.

Le nouveau procédé lié aux dithiocarbamates ouvre des perspectives intéressantes pour le groupe qui s’adresse aux professionnels européens de la filière fruits et légumes. « Notre solution analyse très vite la teneur maximale résiduelle (LMR) des dithiocarbamates et permet de prouver véritablement l’absence de traitement phytosanitaire pour ces fongicides », explique Eric Capodanno.

Le directeur scientifique complète : « Cette innovation majeure intéresse fortement les filières maraîchage et productions biologiques ». Elle permettra aussi de soutenir le développement du groupe qui s’appuie sur une quinzaine d’agences (France, Belgique, Espagne, Angleterre, Italie, Maroc) et annonce une croissance annuelle supérieure à 25%.

Advicenne bientôt cotée sur le marché Euronext Bruxelles  

Basée à Nîmes, la medtech spécialisée dans le développement de produits thérapeutiques adaptés à l’enfant et à l’adulte pour le traitement de maladies orphelines, est déjà cotée sur le marché Eurnonext Paris. Elle veut désormais entrer aussi (et rapidement) sur le Euronext Bruxelles. Il s’agit d’une question de stratégie de développement pour la société gardoise.

L'équipe d'Advicenne prépare l'entrée en bourse de la medetch sur Euronext Bruxelles

L’équipe d’Advicenne prépare l’entrée en bourse de la medetch sur Euronext Bruxelles (©Metropolitain)

En effet, son produit phare, le candidat médicament ADV7103, a obtenu des résultats positifs lors d’une étude de phase III menée en Belgique chez les enfants et adultes atteints d’acidose tubulaire rénale distale (ATRd).

« Ce médicament fait l’objet d’une demande d’autorisation de mise sur le marché européen pour une commercialisation attendue à l’horizon du second semestre 2020 », précise le docteur Luc-André Granier, PDG et cofondateur d’Advicenne .
Il précise : « Nous avons également obtenu l’autorisation de la FDA et de l’agence Canadienne de santé pour lancer un essai clinique de phase III sur leurs territoires, avec un lancement commercial prévu en 2021 ».

Le dirigeant annonce que ADV7103 est aussi dans une phase d’étude III (toujours en Belgique) pour traiter une autre maladie orpheline néphrologique rare, la cystinurie. Dans ce contexte très internationalisé, Paul Michalet, directeur Financier d’Advicenne, explique la stratégie : « En intégrant Euronext Bruxelles, Advicenne bénéficierait d’une cotation croisée (cross listing) sur les deux plus importants marchés d’Euronext pour les sociétés du secteur des sciences de la vie, la France et la Belgique…Une perspective parfaitement en ligne avec notre stratégie de développement à l’international ».

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