Sports extrêmes à Montpellier : les meilleurs riders du monde sur les berges du Lez


Rédaction Métropolitain - Métropolitain

Des vélos, des rollers, des scooters, des rampes, des tricks au sol et dans les airs, un public en masse, le FISE reprend ses droits sur les rives du Lez à Montpellier. De ce mercredi à dimanche soir, la compétition de renommée internationale revient pour une 23ème édition qui devrait attirer au moins 600 000 spectateurs.

Aujourd’hui, sur les berges du Lez, grand rendez-vous international des riders et des fans de sports extrême. le FISE a connu des éditions beaucoup plus intimistes. La toute première du FISE dans la région, c’était en 1997, à Palavas-les-Flots : « Une petite compét’ française dans le sud de la France et pour nous Parisiens c’était sympa de venir, y’avait comme un air de vacances au mois de mai », se souvient Alex Jumelin, BMX Flat riders professionnel et fidèle du FISE depuis les premières éditions. 

« À l’époque, j’allais beaucoup aux États-Unis pour les X-Games, ces compét’ qui avaient l’air plus grosses à la télé, mais qui l’étaient en fait moins en réalité. Alors que déjà à Palavas, le FISE était plus gros en termes de public. »

Alex Jumelin n'a jamais loupé une édition du FISE depuis 1997.

Alex Jumelin n’a jamais loupé une édition du FISE depuis 1997. (©Armand Lenoir/FISE)

Quand on est passionné de sports extrêmes, le FISE est incontournable. Depuis son lancement il y a 22 ans, l’événement a vu naître des talents et a accompagné plus d’une vie, comme celle d’Alex Jumelin : « Ce qui a construit ma vie c’est le BMX, et le FISE est un élément indispensable au développement du BMX et de ma carrière, j’y ai mis toutes mes tripes. »

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Les éditions du FISE, il n’en a pas raté une seule, des podiums non plus d’ailleurs. « J’ai participé à la toute première édition en tant que professionnel. J’ai été finaliste tous les ans », raconte le quarantenaire. Plusieurs fois il est reparti vainqueur de la compétition : « c’est un sentiment de victoire qui est unique, décrit-t-il, on peut remporter tous les FISE, mais gagner celui de Montpellier c’est unique parce qu’on est chez nous, il y a notre famille, le public nous connaît… ».

« Le plaisir avant tout »

L’une des particularités du FISE est de rassembler des riders du monde entier et de tous niveaux. « J’ai commencé en amateur évidemment et puis d’années en années j’ai progressé et je me suis retrouvé dans la catégorie professionnelle », raconte Thomas Riffaud, un rider montpelliérain qui a passé la trentaine et vu le FISE évolué entre Grammont et les rives du Lez. Il a enfilé ses premiers rollers il y a dix-neuf ans et a très rapidement adhéré à l’état d’esprit de ce sport, « le plaisir avant tout ». 

Près de 550 000 personnes sont venus assister au FISE Montpellier en 2018.

Près de 550 000 personnes sont venus assister au FISE Montpellier en 2018. (©Valentin Lecaille/FISE)

«Le FISE, c’est un rendez-vous incontournable parce que je retrouve des gens qui viennent des quatre coins du monde que j’ai croisé régulièrement quand je faisais beaucoup de compétitions. L’objectif pour moi, c’est de passer un bon moment. »

Capitale des sports extrêmes

Pierre Colsenet pratique le BMX Freestyle depuis 2013, après avoir mis de côté sa carrière en BMX race. Son premier FISE, il l’a vécu en tant que spectateur en 2012 avec son ami Raphaël, « J’étais descendu à Montpellier exprès pour ça. » En 2014 il revient, mais cette fois-ci avec son vélo : « J’ai participé mais juste pour le fun », confie-t-il. Le jeune homme de 22 ans a grandi à Aiffres près de Niort. Et s’il est arrivé à Montpellier en 2015, ce n’est pas uniquement pour faire ses études, c’est aussi et surtout pour se rapprocher du FISE, « Les sports extrêmes sont beaucoup plus répandus dans le Sud, il y a des beaux spots… », explique-t-il.

Le FISE reste un événement où se croisent amateurs et professionnels.

Le FISE reste un événement où se croisent amateurs et professionnels. (©Cedric de Rodot/FISE)

Aujourd’hui le BMX il n’en vit pas directement, mais sa vie tourne autour puisqu’il travaille au club montpelliérain de sports extrêmes Attitude et s’attèle à développer le BMX. Le FISE 2019 il le voit comme « un check-up », une manière d’évaluer son niveau.

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Pour Alex Jumelin, le FISE c’est tout « un lifestyle » et une ambiance si particulière qu’elle en donnerait des ailes aux compétiteurs : « on se met à faire des figures qu’on n’avait jamais faites auparavant et ça, ça arrive à chaque FISE. Parce que la pression et la bienveillance des gens nous transportent », conclue le rider.

Une émulation que le public montpelliérain et les riders partagent depuis plus de vingt ans. Des fans attendus par milliers, d’autant que le soleil sera de la partie.

> Par Justine Lamard

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