Vidéosurveillance : Ploërmel veut rallumer 21 caméras


Amélie Loho - Le Ploërmelais
La ville veut remettre 21 caméras en service. (Photo d'archives.)

La ville de Ploërmel (Morbiahn) veut remettre 21 caméras en service. (Photo d’archives.)

Ploërmel (Morbihan) retourne au front. Et n’entend pas lâcher le morceau. C’est armée d’un nouveau plan de vidéo-protection que la municipalité remet le sujet au cœur des discussions. Hors de question, pour elle, de laisser le projet tomber aux oubliettes.

« C’est une question de sécurité publique », défend d’emblée Jean-Claude Jumel. Le conseiller municipal délégué à la sécurité et à la prévention annonce la couleur.

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Bataille judiciaire

Il faut dire qu’à Ploërmel, les caméras alimentent la chronique. Installé en 2005, le dispositif de vidéosurveillance fait des vagues. Surtout depuis 2016, date à laquelle le conseil municipal a décidé de revoir son système. De 21, la ville est passée à 40 caméras déployées sur 24 sites.

« Nous avons remplacé le matériel existant, vieillissant, par un dispositif plus performant qui permettait d’obtenir des images plus précises, notamment de nuit. L’arrêté préfectoral nous permettait de le faire. »

Pas du goût du collectif « Ploërmel sans vidéo » qui avait porté l’affaire devant les tribunaux. La raison ? Un nombre disproportionné de caméras.

Sa requête avait trouvé un écho favorable auprès du tribunal de Rennes qui avait ordonné l’arrêt de la vidéo-surveillance.

21 caméras déployées sur 11 sites

Retoqués en appel à Nantes le 16 octobre 2018, les élus ont donc décidé de revoir leur copie en réduisant le nombre de caméras à 21. Comme le nombre de site sous surveillance à 11.

« Ce sont des outils qui viennent en complément des actions qui sont menées de concert par la police municipale et la gendarmerie. On ne met pas des caméras pour mettre des caméras. On a quantifié leur nombre en fonction des données chiffrées par la communauté de brigades de Ploërmel. 48 % des 1 200 délits enregistrés annuellement ont lieu à Ploërmel. »

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Ceci étant dit, selon Jean-Claude Jumel, le système de vidéo-protection remplit aussi d’autres fonctions comme « la protection des bâtiments publics, la régulation des flux de transports ou la constatation des infractions aux règles de circulation. »

Le projet validé par le conseil municipal est désormais entre les mains de préfecture. Décisionnaire, elle est la seule à pouvoir de nouveau autoriser l’exploitation de la vidéo-protection. Le verdict est attendu avant l’été.

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