Yvelines. Conflans-Sainte-Honorine : Rémi Layalle mise sur le coton 100% bio pour les enfants


Thomas Richardson - 78actu
Rémi Layalle a créé son entreprise et sa marque le 7février dernier.

Rémi Layalle de Conflans-Sainte-Honorine a créé son entreprise et sa marque le 7 février dernier. (©Thomas Richardson/ Le Courrier des Yvelines)

« Papate ? C’est comme ça que mon fils de 4 ans et demi m’appelle. »

C’est en devenant papa pour la première fois en décembre 2014 que Rémi Layalle a eu l’idée de créer son entreprise et sa marque de puériculture.

Ce Parisien de 39 ans, qui a grandi dans la région de Rambouillet et s’est installé à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) il y a deux ans, a toujours travaillé dans la vente en ligne.

D’abord pour des compléments alimentaires, puis pour de la cosmétique et enfin pour des voyages », précise-t-il. Et le 7 février dernier, il a créé son entreprise qu’il a baptisée Papate.

C’est aussi un mot simple, telle une onomatopée facile à retenir et idéale pour le référencement en ligne. »

Écocitoyen

Avec la naissance de mon fils, j’ai découvert l’univers de la puériculture, poursuit Rémi Layalle. Par ailleurs, depuis longtemps, nous consommons des produits alimentaires bio et nous nous efforçons d’adopter des comportements écoresponsables, par exemple, nous limitons au maximum les emballages et nous privilégions le vrac. Alors quand j’ai eu l’idée de me lancer, j’ai voulu incorporer cet aspect écoresponsable et écocitoyen. »

Son idée : dénicher des fournisseurs de coton 100 % bio relativement proches de la France (en Turquie et en Grèce) afin de limiter l’empreinte carbone.

La marque Papate propose notamment des capes de bain.

La marque Papate propose notamment des capes de bain. (©Papate)

Malheureusement il n’y a pas de producteurs de coton bio en France, les conditions climatiques ne s’y prêtent pas à l’heure actuelle ».

Puis, faire travailler cette matière première par des artisans français (basés à Marseille, Troyes, Cambrai ou Rennes) pour réaliser une gamme de vêtements de qualité et écoresponsables pour enfants âgés de 0 à 6 ans. Et, dernière étape, vendre en ligne ces produits bio certifiés au plus haut niveau, à savoir le Global Organic Textile Standard (Gots).

L’intérêt de la vente en ligne par rapport à un commerce physique : les coûts fixes sont nettement inférieurs. »

Diversifier son offre

Avant de se lancer, Rémi Layalle s’est fait aider par divers organismes, notamment Pôle emploi, BGE Yvelines, France Active Yvelines et Initiative Yvelines.

J’ai bénéficié de formations en comptabilité d’entreprise, en gestion et en droit des sociétés. J’ai également été accompagné pour l’élaboration de mon business plan et la recherche de fonds. »

Rémi Layalle a investi une somme de départ de 15 000 € afin de parvenir à réunir un budget de 55 000 € dans le but de se constituer un stock relativement important.

Ceci devrait me permettre de générer un salaire d’ici trois ans au mieux. »

Aujourd’hui, la marque Papate propose à la vente des sweats à capuche, des bodies et t-shirts, des capes de bain et des bavoirs. À l’avenir, elle devrait diversifier son offre davantage avec des doudous, gigoteuses, tours de lit, édredons et autres chaussettes. Pour y parvenir, Rémi Layalle n’exclut pas d’avoir recours au financement participatif.

Tous les produits sont blancs.

La couleur naturelle du coton c’est le blanc écru, et nous les décolorons en utilisant uniquement de l’eau oxygénée. Le jour où on trouvera de la teinture bio, on proposera des vêtements de couleurs. »

Enfin se pose la question du prix.

« Le made in France en coton bio coûte forcément plus cher que des produits fabriqués par des enfants chinois avec du coton produit aux États-Unis, par exemple. »

Comptez 39 € le t-shirt ou 59 € la cape de bain.

Pratique : rens. : www.papate.fr

Previous
Next Post »