Dans la Sarthe, une coiffeuse envoie au recyclage les cheveux coupés


Rédaction Alençon - L'Orne Hebdo
Virginie coupe les cheveux d'un client, ils sont récupérés dans un sac... À droite, Nadège, la propriétaire du salon de coiffure.

Virginie coupe les cheveux d’un client, ils sont récupérés dans un sac… À droite, Nadège, la propriétaire du salon de coiffure.

Une deuxième vie pour vos cheveux ! C’est ce que propose le salon de coiffure « Miss T’Hair » qui s’inscrit dans une démarche d’économie circulaire en intégrant l’association « Coiffeurs justes ».

Depuis la semaine dernière, les cheveux coupés sont collectés et envoyés à un Esat (Établissement et service d’aide par le travail), pour être recyclés.

Collectés dans des sacs ensuite adressés à des Esat

Depuis plus de trois ans, cette association, créée par Thierry Gras et domiciliée dans le Var, s’est penchée sur la valorisation du cheveu auprès des coiffeurs, s’inscrivant dans une démarche écologique autour de la récupération et la réutilisation du cheveu qui représente 50 % des déchets d’un salon de coiffure.

Tous les jours, des milliers de coiffeurs coupent, colorent, taillent, brushent, les cheveux ! Et après ? « La majorité des coiffeurs les jette »

Les responsables de cette association se sont posé la question de savoir quelle pourrait être leur utilisation ? Comment cette matière organique pourrait-elle être valorisée ?

Après bien des réflexions, Thierry Gras a décidé de créer un simple sac à cheveux, pour en permettre le stockage et le transport ! Il développe aussi, avec des acteurs de la Provence verte, l’idée de mettre des containers dans certaines villes pour le ramassage des cheveux.

Nadège Miss, la propriétaire du salon « Miss T’Hair », adhère totalement à cette démarche puisqu’elle utilise, déjà dans son salon, des produits végétaux, teinture pour les mèches, argile…

Du compost, de l’isolant, des boudins anti-marées noires !

Les cheveux sont collectés dans le sac à cheveux : le résultat d’environ 220 coupes. Les sacs sont envoyés à Brignolles où les cheveux sont transformés… et pourront alors servir de fertilisant mélangé à du compost, d’isolant renforçateur de béton, ou pour la filtration des eaux et des hydrocarbures sous forme de boudins en cas de marée noire. Le cheveu étant lipophile – il retient les substances grasses – les hydrocarbures s’agglutinent, en effet, sur les boudins,

Cette ressource naturelle pourrait atteindre une production annuelle de 4 000 tonnes.

Actuellement en Sarthe, seul un autre salon de coiffure de Sillé-le-Philippe adhère à l’association.

Coût annuel : environ 50 € entre l’adhésion et l’achat des sacs, plus le coût du transport.

Renseignements auprès de Miss T’Hair 02 43 97 21 15.

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