Seine-et-Marne. La combat reprend pour l'accessibilité de la gare de Melun


Julien Van Caeyseele - La République de Seine et Marne
Nathalie Raoul et Jean-Luc Delarue avaient commencé leur mobilisation pour l'accessibilité de la gare de Melun à l'été 2018

Nathalie Raoul et Jean-Luc Delarue avaient commencé leur mobilisation pour l’accessibilité de la gare de Melun à l’été 2018 (©La Rep 77)

Alors que les travaux d’accessibilité des gares du Mée-sur-Seine, de Cesson et Savigny-le-Temple sont en cours, la gare de Melun reste à ce jour difficile d’accès pour les personnes en situation de handicap, ou plus largement à mobilité réduite. Jean-Claude Delarue, le président de la Fédération des usagers des transports et des services publics (SOS Usagers), a repris sa mobilisation. 

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Avant les municipales

Mercredi 4 septembre, il a repris son mégaphone afin de sensibiliser les usagers de la gare de Melun. Mais aussi de passer un message. « En reprenant le combat dès la rentrée, je veux montrer aux politiques qui se sont engagés à nos côtés qu’on oublie pas les promesses qui ont été faites, confie-t-il. Il y a eu des échanges avec Ile-de-France Mobilités et la SNCF, mais depuis, plus rien. »

Pour relancer le mouvement, Jean-Claude Delarue compte bien se servir de la période préélection municipale pour faire accélérer les choses. « Les politiques vont avoir intérêt à bouger et à faire avancer les lignes, souffle-t-il. Il est quand même inconcevable qu’une gare comme celle de Melun, qui accueille près de 40 000 visiteurs, ne soit pas accessible. »

Nouvelles mobilisations ?

À l’été 2018, en compagnie de Nathalie Raoul, de l’association des paralysés de France (APF), il avait engagé une mobilisation pour demander l’accessibilité de la gare de Melun. C’est leur mobilisation au Mée-sur-Seine qui avait déclenché une levée de boucliers, aboutissant à des travaux dans ces trois gares.

« L’accessibilité concerne de nombreuses personnes, des seniors avec des valises lourdes par exemple, mais aussi des parents avec des poussettes ou des jeunes avec des béquilles, insiste-t-il. Ils ont intérêt à montrer qu’ils bougent. » Et de promettre : « On ne baissera pas les bras et nous resterons inflexibles sur ce combat. Si les mobilisations ne suffisent plus, nous passerons alors à des actions plus vigoureuses. »

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